La suite…

Ça fait quelques temps, voire quelques années que j’ai écrit mon dernier article sur ce blog.

Si le cœur vous en dit, et que vous avez envie d’en apprendre plus sur les USA où je vis désormais, je vous invite à cliquer là :

Le bisounours enragé 

Au programme : du bacon, Trump, des conseils si vous passez ou vous installez aux US, plein de bouffe, du mauvais esprit, de la rage, et toujours du bisounours.

Cya guys !

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Minuscule – un film fourmidable.

C’était mercredi, j’avais réservé ma place dans la journée, prévenu les copains : Nous ne serons pas en retard, nous aurons de supers places et personne n’aura oublié ses lunettes 3D. La salle était moins remplie que prévu, mais durant 1h30 les rires ont fusé et la bonne humeur était contagieuse. On était entre potes, et on est tous retombés en enfance grâce à Minuscule.

 

Ce film français prend le relais de la série télé du même nom, diffusée dans 70 pays, et récompensée par des prix plutôt sympas (dont celui du Sénat en 2007).

Les particularités du film ?
> Une fable épique, universelle et sans égal. Rien à envier à Piège de Cristal, c’est LE film d’action de l’année.
> Entièrement muet. Pas de voix humaines, juste des bruits d’animaux. Cette absence de paroles peut intriguer, mais se révèle finalement l’atout principal. On savoure le silence, le passage du vent dans les herbes folles, les crissements du sucre, le langage des protagonistes. Ça laisse plus de place à l’action, on en prend plein les yeux et on ne s’ennuie jamais.
> Un visuel original et fabuleux : les images de synthèse sont intégrées à l’arrière plan qui est bien réel. Le résultat avec la 3D est énorme, c’est un vrai plaisir (et c’est chose rare avec la 3D)

J’ai personnellement passé la séance à jubiler (sauf les moments flippants) je ne suis donc pas très objective, mais selon les autres ; « il est super« .
Si vous voulez souffler un peu, vous gonfler le moral, ou juste voir une baston entre fourmis rouges et fourmis noires : GO GO GO !

 

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Kodo – des tambours japonais qui décoiffent

Ce soir, j’ai eu des frissons. Une vraie chair de poule. Les battements de mon coeur se sont accélérés, ma respiration était saccadée et mes pupilles dilatées.

Ce soir, j’ai découvert Kodo.

Rien à voir avec un truc cochon, c’est de l’art.
Kodo est un groupe constitué d’une vingtaine d’hommes et de femmes. Chanteurs, danseurs, musiciens, athlètes ils font vivre les taïkos, ces énormes tambours japonais. En tournée mondiale, ils avaient déjà visité la capitale en 2009 et 2012, avec un succès retentissant. Leur nouveau spectacle Legend est une pure merveille.

Deux heures plus tard, je suis encore (es)soufflée. J’ai vibré, et le Théâtre du Châtelet avec moi. Ça n’est pas seulement des percussions, c’est aussi une mise en scène parfaite, des jeux de lumière subtils qui vous transportent dans d’autres temps, des costumes surprenants et de la Magie. Je n’ai pas les mots pour décrire ce à quoi j’ai assisté, c’était tellement inattendu que j’en bafouille mentalement.

Cette troupe, jeune et audacieuse réinvente les classiques du genre, avec force et grâce. C’est sidérant de voir ce qu’ils créent avec deux baguettes et un tambour, et à quel point c’est harmonieux avec les quelques accompagnements ; flûtes, timbales, chants.

On laisse son esprit vagabonder, on se perd dans la contemplation de ces corps en transe, habités par un rythme entêtant.
Ce son nous est familier, on a grandit avec toutes ses variations, et il ne nous quitte plus. J’ai mis quelques secondes à réaliser que oui, quand le silence se fait et que je me concentre, ce bruit revient. C’est le sang qui tape dans mes tempes, mon coeur qui bat et qui fait fonctionner la machine. C’est le bruit tantôt rassurant, tantôt terrifiant qui fait que je me sens vivante.

Ce qui amplifie cette impression (un peu mystique) c’est aussi le spectacle en lui-même : un homme qui fait trembler un instrument de 300kg, en faisant par la même occasion littéralement vibrer un théâtre, ça impressionne un chouïa.

Je crois que le mieux, c’est encore de prendre une place pour aller vérifier tout ça, et de faire vite, ils ne restent que jusqu’au 12 février, vous pouvez encore réserver le mardi 11 et le mercredi 12 (en cliquant que ce lien). Foncez !

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BONUS 

L’article du Monde, édition abonnés :

« Comme un rêve de perfection. Tout en puissance et en grâce, un spectacle de Kodo, l’ensemble de taïkos (tambours, en japonais) le plus prestigieux du Japon, actuellement en tournée européenne, ne laisse jamais indifférent. Samedi 1er février, à Milan, les 14 musiciens ont emballé le public du Triennale Teatro dell’Arte où la compagnie donnait quatre représentations, avant de rejoindre Paris et leThéâtre du Châtelet, qui accueille Kodo pour la troisième fois.

La beauté du geste, la précision et la puissance du mouvement de ces corps musiciens, en osmose ou en lutte avec leurs taïkos, éblouissent. Legend, le nouveau spectacle de la compagnie, mélange pièces traditionnelles et créations contemporaines. Il a été conçu par le célèbre acteur de théâtre kabuki Tamasaburô Bandô, déclaré « trésor national » par le gouvernement japonais en 2012.

UNE SUCCESSION D’ŒUVRES D’ART

Minutieuse, minimaliste, sa mise en scène – le positionnement, sur pied ou au sol, et l’éclairage des tambours, les mouvements et le placement des corps, le choix des tissus – fait de chacun des sept tableaux formant le spectacle une succession d’œuvres d’art qui ravissent le regard. Ode au rythme et à ses infinis possibles mélodiques, dans lequel affleurent parfois des notes de flûtes, Kodo impressionne par la concentration de ses musiciens. Muscles, corps, visages en tension. Regards froids et visages fermés, ils ressemblent aux officiants d’un rituel mystérieux où tout sourire serait perçu comme une excentricité très mal venue.

Pour la décontraction, il faudra attendre le rappel et la danse avec les tambours portés à l’épaule. Hors de scène, quand ils racontent leur attachement au taïko, les musiciens sont tout le contraire de cette austérité. Pour draguer les filles, jouerdu taïko peut être un atout, avoue, en rigolant, Jun Jidai. A 21 ans, il est le plus jeune de la troupe en tournée en Europe, dont les musiciens ont en moyenne 25 ans. Les anciens sont restés au Japon avec une autre partie de la troupe.

29 MEMBRES AU TOTAL ET PLUSIEURS TOURNÉES SIMULTANÉES

Kodo compte 29 membres au total et fait plusieurs tournées simultanées. Jun Jidai est membre « officiel » de Kodo depuis janvier, après un entraînement de deux ans au centre d’apprentissage de la compagnie, situé sur l’île de Sado, au large de la côte ouest du Japon, où se retrouvaient autrefois exilés les intellectuels et artistes déclarés persona non grata par les autorités.

A Sado, on apprend, outre le taïko, la culture du riz, différents arts traditionnels, et surtout à renforcer son mental. « L’engagement spirituel est autant important que l’engagement physique. » En rejoignant Kodo pour vivre en communauté avec ses camarades à Sado, Jun Jida savait qu’il devait renoncer aux distractions de la ville.

A la fin de sa deuxième d’année d’apprentissage, les appétits du garçon pour les plaisirs de son âge se sont réveillés. « J’ai eu un moment de doute. Sur l’île de Sado, en ayant une vie très simple, j’ai eu finalement plus de désirs qu’avant. Ma passion pour le taïko a failli s’éteindre. » Pour que Jun Jidai se ressaisisse, il a suffi d’un cours donné par un « grand frère » de l’ensemble, Yosuke Oda, 37 ans, le puissant tambourinaire qui, le corps quasi nu, livre un combat titanesque contre le tambour géant (370 kg) – un des sommets visuels et dramatiques du spectacle.

Défi physique, le taïko a des pouvoirs inattendus. « Avant, j’étais un vrai garçon manqué, raconte dans les loges, à Milan, Akiko Ando, l’une des deux filles de l’ensemble. Depuis que je pratique le taïko, j’aime être coquette. C’est comme s’il m’avait révélé ma féminité. » »

Pourquoi A.S ?

A.S c’est Assistante Sociale ( ou Aide Soignante selon les références, je sais )
À 26 ans, et après quelques bifurcations, détours, demi-tours, pauses et hésitations, j’ai trouvé ce que je voulais faire de ma vie. Bien que je déteste cette expression qui donne l’impression qu’on a une destinée hors du commun, encore un mot à la con, sans majuscule j’y tiens.

Je vous passe l’historique barbant, et le contenu de ma lettre de motivation, mais le fait est qu’en quelques mois, je suis pas passée de vendeuse de poussette à étudiante. Un statut que je chéris plus que -presque- tout même si à bientôt 27 ans, il n’y a plus grands avantages. Galvanisée et ultra motivée j’ai donc commencé en septembre une formation de 3 ans pour devenir assistante sociale.

Retour sur les bancs de l’école, avec une heure pour manger, 2 pauses quotidiennes et un emploi du temps qui feraient pâlir n’importe quel fonctionnaire. Bon y en a toujours qui trouvent moyen de se plaindre, mais rester assis pour apprendre des trucs (ou gribouiller quand on t’explique le principe de l’inconscient freudien) c’est quand même le kif.

Après les exams, poutrés, vient le stage.
On passe de la théorie à la pratique, avec un milieu qui vous fera hurler si vous me connaissez : le scolaire. Primaire et Maternelle.
-> N’étant pas une grande fan des nains je me suis dit qu’au moins, en commençant par là on verra si ma motivation tient la route.
À J+11, j’estime ne pas m’être planté de voie. À ma décharge, toutes les conditions sont réunies : A.S géniale, instits fantastiques (pas tous hein), gardiennes adorables, psychologue balaise, cohésion, échanges, pour abréger : c’est le top.
Du côté des enfants, comme prévu c’est bruyant, ça court, ça tombe, ça pleure.

Mais les enfants qu’on voit sont différents. C’est là où je pensais que ça coincerait.

Le premier entretien avec un petit (-10 ans donc), je l’ai eu le deuxième jour, en urgence.
Il était triste et regardait le bureau, ses baskets, et parfois l’AS quand il sentait qu’il devait le faire. Le ton de sa voix était monotone, ses mots choisis avec soin, et son discours très adulte. Il avait un sweet zippé jaune et des cheveux noirs tous propres, j’avais presque envie de passer ma main dedans.

J’ai donc observé l’entretien pendant une vingtaine de minutes, en gardant mes mains sur mes genoux et en me concentrant pour rester en mode Tortue Ninja. J’ai réussi.
Quand l’A.S m’a demandé si elle avait oublié une question, j’ai à peine réfléchi
– Tu joues à quoi comme jeu vidéo ?
Pour la première fois le visage du gamin a perdu de sa gravité, sa bouche s’est déformée en un sourire et on a échangé quelques mots désinvoltes sur le sujet.
Ça n’a servi à rien. J’aurais dû revenir sur le sujet de notre entrevue, mais avec du recul je crois que l’accabler n’aurait rien donné. Et puis c’était rassurant de le voir comme un enfant l’espace de quelques secondes.

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Avant de commencer la formation, je crois que me projeter dans ce genre de situation m’aurait fait perdre pieds.
C’est le genre de choses qui fait dire aux gens « Han la la, je sais pas comment tu fais, moi j’pourrais pas ».

J’ai un peu plus d’éléments pour répondre ; avec ma maigre expérience je dirais qu’il faut y croire (sans trop y croire, nuance) et être préparé.
Tout ça demande un étayage : quelques bases théoriques, des collègues et amis à qui parler, prendre conseil, et plus important : un briefing par des professionnels qui ont vu et entendu des trucs, jusqu’à l’insoutenable.
Une idée fixe : On ne peut sauver personne (je développerai prochainement)
Bien sûr, il faut se blinder :  être un peu solide et se dire que si on veut vraiment accompagner les gens, se mettre à chialer ou bredouiller ne va pas leur servir des masses.
Ça, on le garde pour après.

Garder cette distance demande un effort certain, mais c’est indispensable. Attention, je dis pas que j’ai tout vu, tout vécu. Un(e) A.S n’est pas un super héros, et peut craquer devant un usager -c’est pas joli, mais on dit comme ça-, c’est pas pour ça qu’il ou elle sera mauvais(e).

Notre prof de psycho H. en parle très bien. Son petit conseil : Marquez un temps de pause, prenez une inspiration et exprimez très simplement ce que vous ressentez :
– Ce que vous me dites-là me touche beaucoup.
C’est tout bête mais c’était dit avec tant de conviction, que j’était persuadée que c’était la clé.
Et parfois, en entretien, j’entends sa voix grave ; Je me dis que oui, et intérieurement je souris.

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A NOTER

* Je vous raconterai bien ici ce que j’ai vu en deux semaines mais :
de 1, secret pro et code de déontologie (J’ai toujours rêvé de dire ça HAHA).
de 2, ça n’apporterait rien à ce qui a été dit.
de 3, je ne sais pas encore rédiger de synthèse, en choisissant des termes neutres, ôtés de tout ressenti et jugement. En plus j’ai un peu la flemme de prendre de l’avance sur le programme de deuxième année.
de 4, la curiosité est un vilain défaut.

* La question qui revient souvent, et que j’ai posé vendredi : Ce qu’il y a de plus dur ?
Selon mon A.S c’est « ces situations où tu ne peux strictement rien faire, et où tu n’en dors pas la nuit »

* Autre question : Une A.S, ça fait quoi en fait ? Réponse

* Rappel : Les enfants sont forts (et merveilleux comme dirait Jacques), ils peuvent endurer bien plus de choses que nous n’en sommes capables.

a-suivre

Aux Merveilleux de Fred – Paris 16

J’aurais pu faire un jeu de mot brillant, façon l’Équipe ou 20 minutes, mais je vais m’abstenir et laisser ça aux journalistes de haute volée.

Étant donné que ces temps-ci, je traîne pas mal dans les beaux quartiers, je découvre plein de choses qu’on a pas dans le 20ème. Les pains au chocolat à 1,30€, le prix d’un t-shirt chez Les petites… , les vieilles au visage charcuté qui t’engueulent quand tu traverses pas le passage piéton assez vite pour leur Mini coupé sport. Mais aussi des trucs sympas. En tout cas un de sûr :

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Un peu prétentieux, je sais.
Et le « Fred » bien marketing ne m’a pas franchement emballée non plus.
Mais j’avais déjà vu la vitrine. Et j’étais foutue. Surtout quand N. m’a dit à quel point ces gourmandises étaient incroyables, légères et addictives, elle même étant accro, elle se devait de m’initier. Meringue, crème et chocolat, la recette du bonheur après une dure matinée de boulot.

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Un merveilleux c’est donc … un peu indescriptible. Re-photo :

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Pas très wonderfull je sais. Pour sa défense, il a survécu à 15 minutes de marche sous la pluie et à 3 étages haussmanniens au pas de course. Il s’en tire donc avec les honneurs.

Arguments suivants :
– La meringue n’est pas trop dure et fondante ce qu’il faut à coeur.
Rien à voir avec les trucs rassis ou trop collants qu’on trouve en boulangerie.
– La crème fouettée au chocolat (café ou encore spéculoos) est aérienne, pas trop sucrée et ça rend le tout fondant.
– C’est mission impossible pour manger ça avec classe. Il faut être prêt à s’en mettre plein les doigts, la bouche et le pantalon. Et ça, c’est LE signe qui ne trompe pas : ça tue.
– Ça n’est pas écoeurant
– 2.95€

Pour les curieux, on peut observer leur confection depuis le trottoir (c’est en vogue et en plus ça appâte le client) :

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Si vous êtes dans les parages, faites un crochet, ça vaut vraiment le détour. Vous ne serez pas déçus, parole de Rageuse.

Adresse : 29 rue de L’annonciation 75016 Paris
Métro : Entre la muette (9) et Passy (6)
Site web : ça se la pète

Amère – Café de Filles

Je débute dans le reblogging sauvage. Je ne sais même pas si le terme est approprié. Pardonnez donc mes erreurs de n00b.

J’aime beaucoup le site Café de Fille, où la brillante journaliste Camille Anseaume écrit entre deux piges. C’est cinglant, drôle, émouvant, pertinent, et fantastique. Elle a le don de vous faire passer par une palette d’émotions en quelques lignes, certains articles sont proprement inoubliables, et celui là en fait partie.

C’est la vie, la vraie, celle que vous croisez au coin de la rue, et qu’il faut avoir la curiosité de humer pour parfois, perdre pieds.

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« Elle marchait devant moi, sur le trottoir, parfois à côté, insensible à cette petite barrière de béton et je l’ai trouvée libre.

Elle portait un petit garçon dont elle embrassait les cheveux emmêlés, avide, excessive, elle se nourrissait de sa tignasse brune.

Puis elle baisait son cou, tout blanc, à travers les tours de son écharpe il devait encore sentir le sommeil d’où elle l’avait tiré pour commencer la journée.

Dans le silence de la rue résonnaient juste le bruit de ses talons et les éclats de sa voix : elle parlait ou riait, chantait ou plaisantait, fort, insouciante, heureuse, libre.

Parfois elle le décalait sur sa hanche et tournait la tête de façon à mieux voir son visage, et c’était comme si elle le regardait pour la première fois. Jamais repue de sa moue mal réveillée, toujours émerveillée par le spectacle de ce fils qu’elle portait.

Et puis elle s’arrêtait, comme pour reculer le moment où elle devait le laisser dans d’autres bras pour vaquer à d’autres occupations, elle s’arrêtait donc et le regardait, encore, il accrochait ses jambes autour d’elle et elle se penchait en avant, comme on fait dans l’intimité d’un appartement, pour le chatouiller encore une dernière fois et que ses rires à lui aussi résonnent entre les immeubles.

Et ça marchait, il riait, et forte de ces encouragements cristallins elle repartait de plus belle, faisait plus de bruit encore avec ses talons et sa voix, descendait le trottoir encore, y remontait, perdait des pas et du temps dans les détours qu’elle traçait, et moi, avec ma fille et mes pas qui marchaient droit, j’ai aimé sa trajectoire de biais, son envie de ne jamais en finir, sa fantaisie et ses excès.

Elle avait une allure à courir sous la pluie en riant, à se parfumer à la vanille, à prendre le petit déjeuner au lit et à foutre partout, elle sentait l’amour maternel à plein nez, l’amour qui se vit, pas celui qu’on dit le soir avant de se coucher, juste après « pipi les dents au lit » et juste avant de fermer la porte.

Du haut de ses deux ans il avait un air de grand. Un air de ne pas trop y croire, de ne pas trop s’en réjouir. Il riait mécaniquement à ses chatouilles mais entre deux séquences on aurait dit qu’il souriait pour lui faire plaisir, d’un sourire un peu absent. Quand elle revenait lui manger le menton ou le bombé des joues, là, juste à l’endroit où on voudrait croquer, il repoussait tout doucement de ses mains les excès maternels, et lovait sa tête à l’abri dans le creux de l’épaule, comme pour tempérer de sa tendresse les élans qui l’aspiraient tout entier.

Je les ai trouvés beaux et je nous ai trouvées grises. Ma fille les regardait en souriant un peu, peu habituée au spectacle d’une complicité qui s’exposait si bruyamment à cette heure matinale, parfois la mère redescendait encore du trottoir et les voitures se décalaient pour la laisser rire, elle en avait rien à foutre, rien à foutre des voitures rien à foutre du silence autour d’elle, la seule chose qui comptait c’était les quelques minutes qui lui restaient avant de laisser son bébé.

Elle a ralenti et a collé son dos au mur, vous auriez dû voir comme elle était belle, et libre, son sourire l’a quittée un instant et elle a caressé tout doucement le visage de son enfant.

En la dépassant j’ai voulu sentir son bonheur et son parfum.

Il était 8 heures. Elle sentait à plein nez le vin rouge et les regrets. »

Quand un chimpanzé te redonne foi en l’humanité

Jane Goodall est britannique et c’est une sommité du petit monde de l’anthropologie (elle est aussi primatologue et éthologue) (je vous laisse vous renseigner sur google). Elle est spécialisée dans l’étude des chimpanzés et c’est le type même de nana qu’on imagine aller vivre parmi les singes pour les observer. Évidemment, elle l’a fait, avec en prime de grosses découvertes.

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Cette femme, est non seulement brillante et respectée dans le milieu scientifique mais aussi reconnue à bien plus grande échelle : Kofi Annan l’a nommé » Messager de la paix des Nations Unies. Elle a crée une fondation -à son nom- en 1977 qui a pour vocation de protéger les chimpanzés sauvages (orphelins dont les mères ont été victimes de la chasse), gérer des réserves naturelles et a créer des refuges en Afrique. Si vous voulez vous renseigner, jetez un oeil au site de l’Institut Jane Goodall France. Elle ne se limite pas à la protection des animaux, mais aussi de la planète en général ; Une femme bien quoi.

Le topo introductif étant clos, voici l’objet réel de cet article : La remise en liberté du 15ème chimpanzé  recueilli par Jane Goodall, et je n’en dis pas plus. Ces 5 minutes 05 qui devraient vous faire sourire :

 

LIENS UTILES

Sa page facebook :
Page Wikipédia : Ici
Un entretien avec Elle datant de mars 2013 : Par là